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Sensibiliser, former, transmettre : les JAE présents aux Assises nationales de la biodiversité

Photo du rédacteur: ambassadeurs environnement
ambassadeurs environnement
30 sept.
3 min de lecture

Le mardi 29 septembre 2026, dans le cadre des Assises nationales de la biodiversité, s’est tenue une table ronde consacrée aux « différents moyens de sensibilisation et de formation des citoyens aux enjeux de préservation de la biodiversité ». Cette table ronde a été conçue, organisée et animée par les Jeunes Ambassadeurs pour l’Environnement (JAE).

Une table ronde pensée par et pour la jeunesse

Ce projet est né de l’engagement de Paul-Antoine Le Guillou, jeune ambassadeur, qui l’a porté du premier jour jusqu’à la scène. Choix du sujet, construction du déroulé, mobilisation des intervenants : c’est grâce à lui que les JAE ont pu prendre place au cœur des Assises. Le jour J, il a animé 1 h 15 d’échanges et de débats, en laissant une large place aux questions du public.

Pour nourrir la discussion, les JAE ont réuni quatre intervenants aux regards complémentaires :

  • Christine Virbel, présidente de la Commission Éducation et Communication du Comité français de l’UICN.

  • Jérémy Beaurepaire, responsable Mobilisation citoyenne de la LPO France ;

  • Khadouj Dramé, responsable de Diffuz, le réseau des actions bénévoles de la Macif ;

  • Jérôme Lafitte, maître de conférences à l’Université de Tours et membre de l’équipe de recherche Éducation, éthique et santé ;

Un fil conducteur en trois temps guidait les échanges : sensibiliser, former, transmettre.

Sensibiliser : donner envie d’agir

Tout commence par l’envie d’agir. Jérémy Beaurepaire a retracé l’évolution de la LPO, passée d’une logique d’éducation à l’environnement à une véritable mobilisation citoyenne, qui accompagne chacun dans le changement de ses habitudes. Refuges LPO, « Plus de nature dans mon quartier », Biodiv Sports : autant de programmes qui transforment un intérêt pour la nature en gestes concrets.

L’une de ces actions a fait le lien avec l’intervention suivante : l’installation d’abreuvoirs pour la faune sauvage en période de sécheresse, une mission de la LPO proposée sur Diffuz. Khadouj Dramé a présenté cette plateforme, qui met en relation citoyens et associations autour de missions bénévoles. Elle a notamment évoqué le parcours de bénévoles qui, après une première mission, ont fini par s’engager durablement dans une association : la preuve qu’un premier pas peut en entraîner beaucoup d’autres.

Former : comprendre pour mieux agir

Pour agir efficacement, encore faut-il comprendre. Christine Virbel s’est penchée sur la formation des plus jeunes : comment parler de biodiversité aux élèves, avec quels outils, et surtout comment éviter une écologie punitive qui décourage plus qu’elle ne mobilise.

Jérôme Lafitte a prolongé la réflexion du côté des adultes, en s’appuyant sur la recherche et sur des expériences menées à l’étranger, notamment au Québec. Jérémy Beaurepaire a complété le tableau par un constat encourageant : le succès croissant des formations à l’ornithologie, signe que l’envie d’apprendre à observer le vivant est bien réelle.

Transmettre : devenir relais à son tour

Dernière étape, et non des moindres : la transmission. Jérôme Lafitte s’est interrogé sur la manière de former des citoyens capables de sensibiliser à leur tour leur entourage. Khadouj Dramé a illustré cette dynamique par les témoignages de bénévoles Diffuz qui, une fois engagés, entraînent d’autres personnes avec eux.

Christine Virbel a refermé la boucle en présentant le kit « One Health » du Comité français de l’UICN et son Groupe de travail Jeunesse, dont l’ambition est de faire de certains élèves de véritables relais de la biodiversité au sein de leurs établissements.

Une conviction partagée

Associatifs, chercheurs, acteurs de l’engagement citoyen : malgré la diversité des approches, une conviction commune s’est dégagée. C’est en passant de la sensibilisation à l’action, puis de la formation à la transmission, que chacun peut devenir acteur de la préservation du vivant. Autant de pistes concrètes, utiles aux citoyens comme aux collectivités présentes.

Le message des JAE est clair : la jeunesse n’est pas seulement un public à sensibiliser et à former, elle est déjà actrice de cette mobilisation.

Un grand merci à Paul-Antoine Le Guillou pour son engagement, à nos quatre intervenants pour la richesse de leurs échanges, ainsi qu’aux organisateurs des Assises nationales de la biodiversité d’avoir permis à la jeunesse de s’exprimer.


 
 
 

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