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COP17 Biodiversité : Erevan ouvre les négociations

Photo du rédacteur: ambassadeurs environnement
ambassadeurs environnement
il y a 5 jours
3 min de lecture

Ce lundi 19 octobre, la COP17 (17e Conférence des Parties) de la CDB (Convention sur la diversité biologique) ouvre ses travaux à Erevan, en Arménie. Quatre ans après les promesses de 2022, les États vont devoir dire où ils en sont. Et le constat de départ est clair : nous sommes encore loin du compte.


Les Jeunes Ambassadeurs pour l'Environnement (JAE) y seront. 

On vous raconte ce qui va s'y jouer, et pourquoi notre place est dans ces salles.


Le coup d'envoi


La conférence se tient du 19 au 30 octobre 2026. La cérémonie d'ouverture a eu lieu hier soir, dimanche 18 octobre, dans la salle plénière. Les négociations démarrent aujourd'hui.

Le ton est donné dès les premiers discours. Hambardzum Matevosyan, ministre arménien de l'Environnement et président de la COP17, fixe le cap : dépasser les divergences et arracher un consensus en deux semaines. Astrid Schomaker, secrétaire exécutive de la CDB, rappelle que des milliards de personnes touchées par la perte de biodiversité attendent des résultats.


Quelques jours plus tôt, un sommet des dirigeants avait ouvert la séquence. Le secrétaire général de l'ONU (Organisation des Nations unies), António Guterres, y a réclamé plus d'action, plus vite.


Erevan accueille en réalité trois réunions en une :


  • la COP17 de la CDB ;

  • la CP-MOP 12 (12e réunion des Parties au Protocole de Carthagène sur la prévention des risques biotechnologiques) ;

  • la NP-MOP 6 (6e réunion des Parties au Protocole de Nagoya sur l'accès aux ressources génétiques et le partage juste des avantages qui en découlent).


Ce qui se joue à Erevan


Tout tourne autour d'un texte : le CMB (Cadre mondial pour la biodiversité de Kunming-Montréal). Adopté en 2022, il fixe 23 cibles à atteindre d'ici 2030 pour enrayer la perte de biodiversité. C'est la deuxième COP depuis son adoption, et le moment de vérifier si les États tiennent parole.

Trois chantiers dominent les discussions :


  • Le suivi. Comment mesurer les progrès, avec quels indicateurs, et comment demander des comptes aux pays qui n'avancent pas.


  • L'argent. Le déficit de financement reste énorme. L'UE (Union européenne) pousse la Chine et les grands pays émergents à contribuer davantage.


  • La mise en œuvre. Renforcement des capacités, coopération scientifique, éducation et sensibilisation du public.


Le contexte n'aide pas : budgets serrés et multilatéralisme en crise. Les 196 Parties à la Convention ont jusqu'au 30 octobre pour s'entendre. Le segment de haut niveau, avec les ministres, se tiendra les 27 et 28 octobre.

Le pays hôte n'est pas un choix anodin. L'Arménie couvre 6,7 % du territoire du Caucase mais abrite environ 60 % de sa biodiversité régionale.

Pourquoi des jeunes à la COP17 Biodiversité

Parce que l'échéance de 2030, c'est demain. Et que ceux qui auront 30 ou 40 ans quand il faudra faire le bilan sont ceux qui vivront avec les conséquences de ce qui se décide aujourd'hui.

Les jeunes ne sont pas le public de la COP. Ils en sont une partie prenante, et ils ont des choses à dire sur la manière dont les engagements se traduisent, ou ne se traduisent pas, sur le terrain.

Être là, c'est aussi apprendre comment ça marche. Les négociations ne se lisent pas dans les communiqués. Elles se jouent dans des salles de travail, mot par mot, entre crochets.


La délégation JAE sur place


Nos ambassadrices Alexandra et Louise ouvrent la marche. Paul-Antoine et Ivane les rejoindront pour la suite de la conférence.


Au programme des prochains jours :


  • suivre les groupes de travail, là où se formule le texte des futurs engagements ;

  • assister aux side events (événements parallèles), notamment sur le rôle des communautés locales dans la préservation de leurs milieux de vie ;

  • aller à la rencontre des scientifiques et des négociateurs, en particulier ceux de l'UICN (Union internationale pour la conservation de la nature).


Les jeunes ont leur place dans ces enceintes. Encore faut-il y être.


 
 
 

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